Congé de naissance : 70 % du salaire pour chaque parent dès juillet 2026
Le congé supplémentaire de naissance entre en vigueur le 1er juillet 2026. Jusqu'à 2 mois par parent, indemnisés à 70 puis 60 % du salaire net.
Un nouveau congé pour les deux parents
Le congé supplémentaire de naissance entrera en vigueur le 1er juillet 2026. Adopté dans le cadre de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, ce dispositif permet à chaque parent de bénéficier de 1 à 2 mois de congé supplémentaire, indemnisé à hauteur de 70 % du salaire net le premier mois et 60 % le second.
C’est une rupture nette avec le congé parental actuel (PreParE), dont l’indemnité forfaitaire plafonne à 456 euros par mois, quel que soit le niveau de salaire.
Important : ce congé est un droit individuel et non transférable. Un parent ne peut pas céder ses mois à l’autre.
Combien allez-vous toucher
L’indemnisation proportionnelle au salaire change radicalement la donne par rapport à la PreParE :
| Salaire net mensuel | 1er mois (70 %) | 2e mois (60 %) | PreParE actuelle |
|---|---|---|---|
| SMIC (1 426 euros) | 998 euros | 856 euros | 456 euros |
| 2 000 euros | 1 400 euros | 1 200 euros | 456 euros |
| 2 500 euros | 1 750 euros | 1 500 euros | 456 euros |
| 3 000 euros | 2 100 euros | 1 800 euros | 456 euros |
Sophie, 31 ans, infirmière avec un salaire net de 2 200 euros, pourra toucher 1 540 euros le premier mois et 1 320 euros le second. Avec la PreParE, elle n’aurait perçu que 456 euros par mois. Sur deux mois, c’est un gain de plus de 1 900 euros.
Mehdi, 28 ans, développeur web à 2 800 euros net, bénéficiera de 1 960 euros le premier mois et 1 680 euros le second. Lui et sa compagne pourront prendre leurs deux mois en même temps, ce qui leur assure quatre mois de présence parentale cumulés.
Bon à savoir : les montants exacts seront précisés par décret d’application. Les estimations ci-dessus reposent sur les taux de 70 % et 60 % du salaire net annoncés dans le PLFSS 2026.
Qui peut en bénéficier
Le congé supplémentaire de naissance est ouvert à tous les actifs, sans condition d’ancienneté :
- Salariés du secteur privé
- Fonctionnaires et agents contractuels
- Travailleurs indépendants
- Non-salariés agricoles
- Militaires et assurés des régimes spéciaux
Une seule condition préalable : avoir pris l’intégralité de son congé de maternité ou de paternité avant de demander le congé de naissance.
Attention : le congé doit être pris dans les 9 mois suivant la naissance ou l’arrivée de l’enfant au foyer. Passé ce délai, le droit est perdu.
Congé de naissance vs congé parental
| Critère | Congé de naissance (nouveau) | Congé parental (PreParE) |
|---|---|---|
| Durée maximale | 2 mois par parent | Jusqu’à 1 an (renouvelable) |
| Indemnisation | 70 % puis 60 % du salaire | 456 euros forfaitaires par mois |
| Ancienneté requise | Aucune | 1 an dans l’entreprise |
| Fractionnement | 2 périodes d’1 mois possibles | Continu |
| Date d’effet | Juillet 2026 | En vigueur |
Les deux dispositifs ne s’excluent pas. Un parent peut enchainer le congé de naissance avec un congé parental classique s’il souhaite prolonger son absence au-delà de deux mois.
Calendrier et démarches
Enfants nés entre le 1er janvier et le 30 juin 2026
Les parents pourront demander le congé à partir du 1er juillet 2026 et le prendre jusqu’au 31 mars 2027 au plus tard.
Enfants nés à partir du 1er juillet 2026
Le congé devra être pris dans les 9 mois suivant la naissance.
Comment en faire la demande
Les modalités pratiques seront détaillées par décret. D’après les premières informations du gouvernement, la procédure passera par l’employeur (comme pour le congé de paternité) et l’indemnisation sera versée par la Sécurité sociale.
Astuce : si vous attendez un enfant pour le premier semestre 2026, vous êtes déjà éligible. Renseignez-vous auprès de votre employeur et de votre CAF dès la publication des décrets d’application.
Un levier pour l’égalité parentale
La réforme cible un déséquilibre massif : moins de 1 % des pères prennent aujourd’hui le congé parental d’éducation, principalement à cause de la chute de revenus qu’il implique. Avec une indemnisation proportionnelle au salaire et un droit individuel non transférable, le gouvernement mise sur un recours nettement plus élevé chez les pères.
En résumé : le congé supplémentaire de naissance offre jusqu’à 2 mois par parent, indemnisés entre 60 et 70 % du salaire net, sans condition d’ancienneté. Il entre en vigueur le 1er juillet 2026 pour tout enfant né à compter du 1er janvier 2026. Le congé parental classique reste accessible pour les parents souhaitant prolonger leur absence.
Questions fréquentes
Le congé de naissance remplace-t-il le congé parental ?
Non. Le congé supplémentaire de naissance s'ajoute aux congés existants (maternité, paternité, parental). Le congé parental d'éducation (PreParE) reste accessible après le congé de naissance.
Un père peut-il prendre le congé de naissance ?
Oui. Chaque parent dispose d'un droit individuel à 1 ou 2 mois de congé, non transférable à l'autre parent. Les deux parents peuvent le prendre simultanément.
Faut-il une ancienneté minimale pour en bénéficier ?
Non. Aucune condition d'ancienneté n'est exigée. Le congé est ouvert à tous les actifs : salariés, indépendants, fonctionnaires et agents contractuels.
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